Édition française alignée sur les sources

Alfried Krupp

condamné à douze ans d’emprisonnement au procès Krupp ; libéré et rétabli dans ses biens en 1951 1907–1967

Alfried Krupp a exercé la fonction suivante : propriétaire unique et dirigeant du groupe industriel Krupp à partir de 1943. Ce profil reconstruit sa place dans Allemagne et Europe occupée à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

Crimes contre l’humanitéTravail forcé

Éléments établis

  • Krupp devint l’unique propriétaire du groupe d’armement en vertu du décret de 1943 connu sous le nom de Lex Krupp.
  • Les entreprises Krupp employèrent comme travailleurs forcés et esclaves des civils déportés, des prisonniers de guerre et des détenus de camps de concentration.
  • Le tribunal de Nuremberg le reconnut coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité pour le travail servile et le pillage, tout en l’acquittant de l’accusation de planification d’une guerre d’agression.

Place dans la chaîne de responsabilité

La responsabilité de Krupp découlait de sa propriété et de son contrôle exécutif sur un système industriel qui recherchait, employait et exploitait à son profit une main-d’œuvre contrainte ainsi que la saisie de biens. Elle se distingue du commandement SS des camps et ne transforme pas chaque décès dans les camps associés en acte individuel de Krupp.

Événements et mécanismes clés

  • Le 15 décembre 1943, la Lex Krupp fit de lui l’unique propriétaire du groupe.
  • Pendant la guerre, les usines Krupp employèrent un grand nombre de travailleurs forcés, de prisonniers de guerre et de détenus de camps de concentration.
  • Le 31 juillet 1948, il fut condamné à douze ans de prison et à la confiscation de ses biens.
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

Le haut-commissaire américain John J. McCloy libéra Krupp en janvier 1951 et annula l’ordonnance de confiscation. Krupp reprit le contrôle de ses biens industriels et revint à la direction du groupe avant sa mort en 1967.

Limites des preuves

Les sources divergent dans leur définition du nombre total de travailleurs soumis au travail forcé ou servile dans l’ensemble du groupe. Le statut de Krupp comme membre bienfaiteur de la SS ne constituait pas un service en tant qu’officier SS en uniforme.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.