Édition française alignée sur les sources
Erich Engels
Erich Engels a exercé la fonction suivante : chef de la section des affaires juives de la Gestapo auprès du KdS Lemberg. Ce profil reconstruit sa place dans district de Galicie – Pologne occupée ; aujourd’hui dans l’ouest de l’Ukraine à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- L’édition du rapport Katzmann publiée par l’IPN et un jugement allemand ultérieur contre un officier du KdS identifient Engels comme le chef de la section des affaires juives de la Gestapo auprès du KdS Lemberg.
- L’Encyclopédie des ghettos de Yad Vashem attribue à la section placée sous son commandement des opérations menées à Lviv, notamment l’arrestation d’environ 2 000 personnes les 24–25 juin 1942 et une sélection au camp de Janowska, à la suite de laquelle la plupart des détenus furent assassinés.
- Au début de septembre 1942, lors d’une opération menée sous son commandement, le président du Judenrat Henryk Landsberg, d’autres membres du conseil et onze policiers juifs furent pendus publiquement ; en avril 1943, l’unité placée sous son commandement liquida le ghetto de Bóbrka.
- Après son extradition vers la Pologne en 1947, il fut condamné à mort le 13 mars 1950 et exécuté à la prison de Mokotów en 1951.
Place dans la chaîne de responsabilité
Engels montre comment une section municipale des affaires juives de la Gestapo devint l’élément mobile de commandement d’opérations menées dans plusieurs localités du district. Le profil repose sur des opérations nommément identifiées et sur l’ordre d’une pendaison publique, plutôt que de lui attribuer automatiquement l’ensemble des victimes des déportations depuis la Galicie.
Événements et mécanismes clés
- prise de la direction de la section des affaires juives du KdS Lemberg en septembre 1941
- opération à Lviv les 24–25 juin 1942
- pendaison publique de Landsberg, d’autres membres du Judenrat et de onze policiers juifs au début de septembre 1942
- liquidation du ghetto de Bóbrka le 13 avril 1943
- condamnation à mort en 1950 et exécution en 1951
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Détenu par l’armée des États-Unis, il fut remis à la Pologne à la fin de février 1947. Un tribunal polonais siégeant à Varsovie le condamna à mort le 13 mars 1950 pour des crimes commis dans le Gouvernement général. La peine fut exécutée à la prison de Mokotów en 1951.
Limites des preuves
Le dossier de sources accessible au public ne contient pas les motifs complets du jugement polonais ; la juridiction n’est donc indiquée qu’en termes généraux. Les sources divergent sur le jour exact de son exécution en mai 1951 ; seule l’année certaine est retenue. Les actes de l’unité subordonnée à Bóbrka et dans d’autres localités documentent son commandement, mais non le meurtre personnel de chaque victime ni une responsabilité couvrant l’ensemble des victimes du district.
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.