Édition française alignée sur les sources

Franz Reichleitner

tué par des partisans en 1944 et jamais jugé 1906–1944

Franz Reichleitner a exercé la fonction suivante : commandant du centre de mise à mort de Sobibór après Franz Stangl. Ce profil reconstruit sa place dans Hartheim, Sobibór, puis zone d’opérations du Littoral adriatique à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

Crimes contre l’humanitéShoahAktion T4

Éléments établis

  • Reichleitner servit au centre de mise à mort de Hartheim dans le cadre de l’Aktion T4 avant de rejoindre l’opération Reinhard.
  • Il succéda à Franz Stangl au poste de commandant de Sobibór en septembre 1942 et le demeura jusqu’au démantèlement du camp après la révolte d’octobre 1943.
  • Sobibór fonctionnait comme un centre de mise à mort où les déportés étaient assassinés peu après leur arrivée et leurs biens saisis.

Place dans la chaîne de responsabilité

Reichleitner commanda Sobibór pendant sa principale période de fonctionnement et fut responsable de l’organisation ainsi que du personnel du camp. Le nombre total des personnes assassinées à Sobibór rend compte de l’activité de tout l’appareil du centre de mise à mort, et non d’actes qu’il aurait commis seul.

Événements et mécanismes clés

  • les meurtres de masse dans les chambres à gaz de Sobibór de septembre 1942 à octobre 1943
  • la révolte des détenus du 14 octobre 1943 et le démantèlement ultérieur du camp
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

Après le démantèlement de Sobibór, Reichleitner fut muté avec d’autres membres du personnel de l’opération Reinhard dans la région adriatique. Des partisans l’abattirent près de Fiume, aujourd’hui Rijeka, le 3 janvier 1944 ; il ne fut donc jamais jugé.

Limites des preuves

Les estimations du nombre de personnes assassinées à Sobibór vont d’au moins 167 000 à des chiffres plus élevés dans d’autres études. Le profil emploie le bilan du camp pour indiquer l’ampleur du commandement de Reichleitner, tout en maintenant la responsabilité distincte du personnel, des gardes et des organisateurs des déportations.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.