Édition française alignée sur les sources
Otto Bradfisch
Otto Bradfisch a exercé la fonction suivante : chef du service de la Gestapo de Łódź et ancien commandant de l’Einsatzkommando 8. Ce profil reconstruit sa place dans Łódź, Wartheland et centre de mise à mort de Chełmno à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- Bradfisch dirigeait le service de la Gestapo de Łódź pendant la déportation des habitants du ghetto vers le centre de mise à mort de Chełmno.
- Le jugement rendu à Hanovre en 1963 relia la responsabilité du chef de service à l’organisation des transports et aux violences commises pendant les déportations.
- Dans une procédure distincte, il avait déjà été condamné pour les crimes de l’Einsatzkommando 8.
Place dans la chaîne de responsabilité
Ce profil identifie le niveau auquel un quartier général régional de la police transformait une décision de meurtre en horaires de déportation, affectation de personnel et opérations sur le terrain. Il n’attribue pas personnellement à Bradfisch chaque crime commis par le service de Łódź.
Événements et mécanismes clés
- déportations du ghetto de Łódź vers Chełmno en 1942
- liquidation du ghetto de Łódź en 1944
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
En 1961, un tribunal de Munich condamna Bradfisch à dix ans d’emprisonnement pour sa participation aux crimes de l’Einsatzkommando 8. En 1963, un tribunal de Hanovre lui infligea treize ans de prison pour complicité dans la déportation et le meurtre de Juifs de Łódź. Les peines furent confondues ; il fut libéré en 1969.
Limites des preuves
Le jugement de Hanovre distingua la responsabilité de Bradfisch de celle de Günter Fuchs, chef de section. Le profil conserve cette distinction et n’assimile pas la responsabilité de commandement à l’exécution personnelle de chaque acte.
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.