Édition française alignée sur les sources
Albert Forster
Albert Forster a exercé la fonction suivante : Gauleiter et gouverneur du Reich de Dantzig–Prusse-Occidentale. Ce profil reconstruit sa place dans Ville libre de Dantzig et Poméranie polonaise occupée à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- Gauleiter à partir de 1930, Forster contribua au démantèlement des institutions démocratiques de Dantzig et instaura la persécution antisémite avant la guerre.
- À partir d’octobre 1939, il réunit l’autorité du parti et celle de l’État en Dantzig–Prusse-Occidentale tandis que des formations de la SS, de la police et du Selbstschutz assassinaient les élites polonaises, notamment à Piaśnica.
- Son programme de germanisation reposait sur l’assassinat, le déplacement, le travail forcé et l’inscription coercitive sur la Liste populaire allemande.
Place dans la chaîne de responsabilité
La responsabilité de Forster était territoriale et politique : incitation, définition de la politique et contrôle de l’administration du Gau. Les chefs de la SS, de la police et du Selbstschutz demeuraient directement responsables de l’organisation et de l’exécution de massacres précis.
Événements et mécanismes clés
- proclamation de l’incorporation de Dantzig au Reich, 1er septembre 1939
- Intelligenzaktion et assassinats de masse en Poméranie polonaise, automne 1939
- germanisation coercitive et expulsions pendant toute l’occupation
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Les forces britanniques capturèrent Forster et l’extradèrent vers la Pologne. Le Tribunal national suprême de Gdańsk le reconnut coupable, le 29 avril 1948, de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité ; après le report de l’exécution et le refus de sa demande de grâce, il fut pendu à Varsovie le 28 février 1952.
Limites des preuves
Le profil distingue l’autorité régionale et l’incitation de Forster de la responsabilité opérationnelle de Richard Hildebrandt, des chefs du Selbstschutz et des différentes unités de mise à mort.
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.