Édition française alignée sur les sources

Amon Göth

condamné en Pologne et exécuté en 1946 1908–1946

Amon Göth a exercé la fonction suivante : commandant du camp de Kraków-Płaszów et officier de la SS dans le district de Cracovie. Ce profil reconstruit sa place dans Cracovie, Płaszów, Tarnów et Szebnie en Pologne occupée à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

Crimes de guerreCrimes contre l’humanitéShoahAutres génocidesTravail forcé

Éléments établis

  • Göth travailla dans l’appareil de l’opération Reinhard dirigé par Globocnik avant de devenir, le 11 février 1943, commandant du camp de travail forcé de Płaszów.
  • Il imposa à Płaszów la famine, le travail forcé, les exécutions publiques et la violence arbitraire ; après la guerre, des témoins attestèrent qu’il avait personnellement tué des détenus.
  • Il dirigea la liquidation du ghetto de Cracovie et participa aux opérations contre le ghetto de Tarnów et le camp de travail de Szebnie.

Place dans la chaîne de responsabilité

Göth associait le commandement d’un camp aux opérations sur le terrain et à la violence personnelle. Le profil limite l’attribution aux lieux et aux actes documentés, au lieu de le tenir pour responsable de chaque crime commis dans le district de Cracovie.

Événements et mécanismes clés

  • nomination comme commandant de Płaszów, 11 février 1943
  • liquidation du ghetto de Cracovie, mars 1943
  • arrestation par la SS pour corruption, septembre 1944
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

Les forces américaines capturèrent Göth et l’extradèrent vers la Pologne. Le Tribunal national suprême le reconnut coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité, notamment de participation au génocide, et il fut pendu à Cracovie le 13 septembre 1946.

Limites des preuves

Les témoignages de survivants documentent à la fois la responsabilité de commandement et des mises à mort personnelles ; le profil n’étend pas ces constatations au-delà des opérations et du camp examinés.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.