Édition française alignée sur les sources
Eduard Strauch
Eduard Strauch a exercé la fonction suivante : commandant de l’Einsatzkommando 2 et chef de la Police de sûreté et du SD en Biélorussie occupée. Ce profil reconstruit sa place dans Lettonie, Biélorussie occupée et Belgique à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- Strauch commanda l’Einsatzkommando 2 à partir de novembre 1941 et participa aux massacres de Rumbula, près de Riga.
- À partir de février 1942, il dirigea la Police de sûreté et le SD dans le district général de Ruthénie blanche, à la tête d’un appareil d’arrestations, de déportations et de meurtre de masse.
- Il fut ensuite muté à Bruxelles et occupa d’autres fonctions au sein de la Police de sûreté et de la Waffen-SS.
Place dans la chaîne de responsabilité
Strauch exerça successivement des commandements opérationnels et territoriaux qui engagèrent sa responsabilité pour les politiques et les actes mis en œuvre par les forces placées sous son autorité. Les chiffres déclarés pour la Lettonie et la Biélorussie recouvrent également les actes d’unités subalternes et de l’appareil d’occupation dans son ensemble.
Événements et mécanismes clés
- les massacres de Rumbula, près de Riga, à la fin de 1941
- les meurtres de masse en Biélorussie occupée, dont les 55 000 victimes juives recensées en dix semaines par l’appareil de la Police de sûreté placé sous ses ordres
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Le procès des Einsatzgruppen condamna Strauch à mort le 9 avril 1948. Extradé vers la Belgique, il fut de nouveau condamné à mort par un tribunal de Liège pour le meurtre de prisonniers de guerre. Aucune des deux peines ne fut exécutée, les autorités belges l’ayant déclaré inapte en raison de son état mental ; il mourut dans un hôpital pénitentiaire à Uccle le 15 septembre 1955.
Limites des preuves
Les chiffres régionaux cités dans les éléments de preuve contemporains décrivent les opérations de vastes organisations, et non un bilan personnel distinct pour Strauch. Ses deux condamnations à mort ne furent pas exécutées et les controverses sur son état mental influèrent sur la procédure, sans effacer la réalité documentée de ses commandements.
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.