Édition française alignée sur les sources
Emanuel Schäfer
Emanuel Schäfer a exercé la fonction suivante : commandant de l’Einsatzgruppe II pendant l’invasion de la Pologne. Ce profil reconstruit sa place dans Haute-Silésie, Częstochowa et Pologne centrale à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.
Éléments établis
- Schäfer commanda l’Einsatzgruppe II, qui accompagnait la dixième armée lors de l’invasion de la Pologne.
- La formation opéra en Haute-Silésie, à Częstochowa et en Pologne centrale dans le cadre de l’opération Tannenberg et de l’Intelligenzaktion.
- Son service ultérieur dans la police de sûreté en Serbie fit l’objet d’une condamnation en Allemagne de l’Ouest.
Place dans la chaîne de responsabilité
Schäfer occupait le maillon de commandement entre l’avance militaire et une formation mobile de la police de sûreté et du SD en 1939. La responsabilité pour les événements de Pologne doit reposer sur les dossiers de l’Einsatzgruppe II et ne peut être déduite de sa condamnation ultérieure dans une affaire distincte.
Événements et mécanismes clés
- En septembre 1939, l’Einsatzgruppe II opéra dans la zone d’avance de la dixième armée sous les ordres de Schäfer.
- L’unité participa, pendant l’invasion, à la campagne contre les groupes visés par l’appareil de sécurité allemand.
- Un tribunal ouest-allemand le condamna après la guerre pour des crimes commis sur le théâtre serbe, distinct.
Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.
Jugement et responsabilité après 1945
Schäfer fut sanctionné en Allemagne de l’Ouest pour sa participation à des crimes de la police de sûreté en Serbie occupée. Son commandement de l’Einsatzgruppe II en Pologne ne fit pas l’objet d’un jugement définitif distinct.
Limites des preuves
La géographie et l’objet juridique de la condamnation ouest-allemande doivent être indiqués exactement. Celle-ci ne peut tenir lieu de constatation judiciaire pour chaque opération de l’Einsatzgruppe II en Pologne.
Sources
Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.