Édition française alignée sur les sources

Erich von Manstein

condamné par un tribunal militaire britannique en 1949 ; libéré par anticipation en 1953 1887–1973

Erich von Manstein a exercé la fonction suivante : maréchal ; commandant de la onzième armée puis de groupes d’armées sur le front de l’Est. Ce profil reconstruit sa place dans Crimée et secteur sud du front de l’Est à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

Crimes contre l’humanitéShoah

Éléments établis

  • Manstein commanda la onzième armée en Ukraine et en Crimée à partir de septembre 1941, puis des groupes d’armées sur le front de l’Est.
  • Le 20 novembre 1941, il diffusa un ordre approuvant la destruction idéologique du système dit judéo-bolchevique.
  • Un tribunal militaire britannique le reconnut coupable de neuf chefs relatifs au traitement des civils et des prisonniers ainsi qu’à des manquements relevant de la responsabilité de commandement.

Place dans la chaîne de responsabilité

La responsabilité de Manstein découle de ses ordres, de la conduite des troupes placées sous son commandement et de la coopération avec l’Einsatzgruppe D. Il s’agit d’une responsabilité de commandement, non de l’affirmation qu’il aurait personnellement commis ou contrôlé à lui seul chaque meurtre dans la zone opérationnelle de l’armée.

Événements et mécanismes clés

  • En septembre 1941, il prit le commandement de la onzième armée.
  • Le 20 novembre 1941, il diffusa un ordre qui donnait une caution idéologique aux persécutions sur le front de l’Est.
  • Le 19 décembre 1949, le tribunal britannique le condamna à dix-huit ans d’emprisonnement.
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

La peine fut réduite à douze ans et Manstein fut libéré pour raisons de santé en 1953. Il conseilla ensuite les responsables de la défense ouest-allemande et contribua à l’image d’après-guerre d’une Wehrmacht prétendument apolitique.

Limites des preuves

Les estimations relatives aux crimes commis dans la zone de la onzième armée mêlent les actes de formations militaires, SS, policières et auxiliaires et ne peuvent être traitées comme un bilan personnel de Manstein. Les sources divergent également d’un jour sur la date de sa mort en juin 1973.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.