Édition française alignée sur les sources

Fritz Gustav Friedel

condamné à mort ; exécuté en 1952 1891–1952

Fritz Gustav Friedel a exercé la fonction suivante : chef de la section des affaires juives de la Gestapo de Białystok. Ce profil reconstruit sa place dans Białystok et district de Białystok à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

GhettoïsationDéportationsShoah

Éléments établis

  • Des sources de l’IPN et des Archives d’État de Białystok identifient Friedel comme chef de la section des affaires juives de la Gestapo de Białystok.
  • Comme représentant de la Gestapo, il administrait directement le ghetto de Białystok : il recevait les rapports du Judenrat et donnait des instructions.
  • Les sources de l’IPN confirment qu’après la guerre, il fut jugé à Białystok comme coauteur de crimes commis dans le district de Białystok.

Place dans la chaîne de responsabilité

Le profil explique la section des affaires juives comme intermédiaire entre la direction policière et l’administration du ghetto. La fonction de Friedel ne signifie pas qu’il fut l’unique décideur des déportations ni qu’il accomplit personnellement chaque crime attribué à la police de sûreté et à la SS à Białystok.

Événements et mécanismes clés

  • prise en charge de l’administration du ghetto de Białystok par la SS et la Gestapo en novembre 1942
  • liquidation du ghetto de Białystok en août 1943
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

Après son extradition vers la Pologne, un tribunal de Białystok le condamna à mort en 1949 ; la peine fut exécutée en 1952.

Limites des preuves

Les dossiers comportent les variantes Friedel et Friedl du nom. Les récits de la liquidation finale du ghetto exigent de distinguer le rôle de sa section, la chaîne de commandement du KdS et les actes d’autres formations SS et policières.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.