Édition française alignée sur les sources

Georg-Hans Reinhardt

condamné à 15 ans d’emprisonnement ; libéré en 1952 1887–1963

Georg-Hans Reinhardt a exercé la fonction suivante : commandant du 3e groupe blindé, puis de la 3e armée blindée, et commandant par intérim du groupe d’armées Centre. Ce profil reconstruit sa place dans Biélorussie, Russie occidentale et zone arrière du front de l’Est à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

WehrmachtPrisonniers de guerreTravail forcéExécutions

Éléments établis

  • D’octobre 1941 à août 1944, il commanda le 3e groupe blindé, rebaptisé 3e armée blindée ; il exerça ensuite le commandement par intérim du groupe d’armées Centre jusqu’en janvier 1945.
  • Lors du procès du Haut Commandement, le tribunal constata que Reinhardt avait transmis l’ordre criminel sur les commandos par la voie hiérarchique ; ses conclusions portaient également sur la mise en œuvre de l’ordre des commissaires dans sa zone de commandement.
  • Un ordre qu’il signa le 18 octobre 1942 et des rapports d’unités subordonnées documentaient l’emploi de prisonniers de guerre et de civils à des travaux liés aux munitions, à des travaux de fortification, à des travaux sur le front ainsi qu’à d’autres tâches dangereuses.
  • Le jugement retint qu’il avait connaissance de la pratique habituelle consistant à exécuter des personnes désignées comme des partisans ou des suspects, ainsi que de transferts de personnes aux services du SD ; cette constatation reposait sur des ordres, des rapports et le devoir d’agir qui incombait au commandant, non sur son seul grade.

Place dans la chaîne de responsabilité

Le profil de Reinhardt montre le passage d’un ordre central à sa diffusion dans l’armée, les pratiques des corps subordonnés et les rapports dont disposait le commandant. Il ne lui attribue pas automatiquement chaque crime de la 3e armée blindée ni l’ensemble de ceux du groupe d’armées Centre.

Événements et mécanismes clés

  • prise du commandement du 3e groupe blindé en octobre 1941
  • transmission et mise en œuvre d’ordres criminels sur le front de l’Est en 1941–1944
  • signature de l’ordre sur l’emploi de prisonniers de guerre et de civils le 18 octobre 1942
  • jugement rendu lors du procès du Haut Commandement, 27–28 octobre 1948
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

Un tribunal militaire américain reconnut Reinhardt coupable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité et le condamna à quinze ans d’emprisonnement. Un registre du Bundesarchiv indique qu’il fut libéré en 1952 ; il mourut en 1963.

Limites des preuves

Le tribunal l’acquitta du chef de crimes contre la paix. Les pièces du dossier n’établissent pas qu’il ait personnellement lu chacun des rapports sur la sélection des prisonniers de guerre ; le jugement releva en outre qu’il n’avait pas transmis l’ordre de sévérité de Reichenau et qu’il ordonna ultérieurement de traiter les parachutistes comme des combattants réguliers. Il ne faut ni brouiller ces limites ni transformer la responsabilité de commandement en une affirmation selon laquelle il aurait personnellement commis chaque crime.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.