Édition française alignée sur les sources

Günther Joël

condamné à dix ans d’emprisonnement ; libéré en 1951 1903–1978

Günther Joël a exercé la fonction suivante : fonctionnaire chargé du droit pénal au ministère de la Justice du Reich, puis procureur général à Hamm. Ce profil reconstruit sa place dans Berlin, territoires polonais annexés au Reich et Hamm à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

JusticeRépression juridiqueCrimes contre l’humanité

Éléments établis

  • Joël était un fonctionnaire du ministère de la Justice du Reich chargé des poursuites pénales puis, à partir de 1943, procureur général à Hamm.
  • Le jugement du procès de la Justice constata que des documents officiels démontraient qu’il connaissait les exécutions de nombreux prisonniers politiques juifs et polonais en application d’un droit dirigé contre les Juifs et les Polonais.
  • Au procès de la Justice, il fut reconnu coupable de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et d’appartenance à des organisations déclarées criminelles.

Place dans la chaîne de responsabilité

Le profil situe Joël à la jonction du contrôle ministériel des affaires pénales, des poursuites et du droit racial d’occupation. Il ne lui attribue pas chaque procédure menée par le ministère, les parquets régionaux, la SS ou le SD.

Événements et mécanismes clés

  • traitement des affaires provenant des territoires annexés après la défaite de la Pologne
  • fonctionnement du droit répressif contre les Polonais et les Juifs
  • procès de la Justice à Nuremberg en 1947
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

Au procès de la Justice à Nuremberg, Joël fut condamné en 1947 à dix ans d’emprisonnement. Il fut libéré en 1951.

Limites des preuves

Les pièces du procès établissent sa fonction, ses connaissances et l’étendue des affaires examinées au ministère, mais ne tranchent pas la participation personnelle de Joël à chaque jugement ou exécution. Elles conservent également la distinction entre son activité antérieure et la période ultérieure de répression en temps de guerre.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.