Édition française alignée sur les sources

Hans-Joachim Rehse

condamnation à cinq ans annulée ; acquitté lors du nouveau procès ; procédure d’appel close après sa mort 1902–1969

Hans-Joachim Rehse a exercé la fonction suivante : juge de la première chambre du Tribunal du peuple qui participa à des condamnations à mort répressives sous la présidence de Roland Freisler. Ce profil reconstruit sa place dans Allemagne / Reich allemand à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

Justice répressiveTribunal du peuple (Volksgerichtshof)Condamnations à mort

Éléments établis

  • À partir de 1941, il siégea comme juge à la première chambre du Tribunal du peuple présidée par Roland Freisler.
  • Il signa 231 condamnations à mort collégiales ; sept firent l’objet de l’acte d’accusation d’après-guerre, notamment des affaires portant sur des déclarations critiques envers la guerre et les autorités nazies.
  • Le tribunal régional de Berlin le condamna le 3 juillet 1967 à cinq ans de travaux forcés pour complicité de meurtre et complicité de tentative de meurtre.
  • La Cour fédérale de justice annula le premier jugement et, à l’issue d’un nouveau procès, le tribunal régional de Berlin acquitta Rehse le 6 décembre 1968 ; le pourvoi du ministère public devint sans objet après sa mort en septembre 1969.

Place dans la chaîne de responsabilité

Rehse permet de comprendre le système judiciaire répressif comme l’œuvre d’une formation de jugement collégiale : sa signature et son vote contribuèrent au jugement, bien qu’il n’en fût pas le président. Le déroulement de l’affaire après la guerre montre également les obstacles juridiques à la mise en cause des juges nazis.

Événements et mécanismes clés

  • entrée à la première chambre du Tribunal du peuple en 1941
  • cosignature de 231 condamnations à mort en 1941–1945
  • condamnation à cinq ans de travaux forcés le 3 juillet 1967 et annulation par la Cour fédérale de justice
  • acquittement le 6 décembre 1968 et clôture de la procédure d’appel en raison de sa mort en 1969
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

À partir de 1956, il exerça de nouveau comme juge en Allemagne de l’Ouest. En 1967, il fut condamné à cinq ans de travaux forcés, mais la Cour fédérale de justice annula le jugement. Il fut acquitté lors du nouveau procès le 6 décembre 1968 ; le pourvoi du ministère public ne fut pas examiné, car il mourut en septembre 1969.

Limites des preuves

Le chiffre 231 désigne des jugements collégiaux signés par Rehse, et non 231 décisions prises par lui seul. Le profil doit lui attribuer son vote, sa signature et sa participation à la décision, et non la paternité exclusive de chaque jugement. L’acquittement prononcé après la guerre constitue l’issue juridique d’un procès particulier et ne vaut pas validation historique des jugements du Tribunal du peuple.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.