Édition française alignée sur les sources

Max von Schenckendorff

mort en 1943 ; jamais jugé 1875–1943

Max von Schenckendorff a exercé la fonction suivante : commandant de la zone arrière du groupe d’armées Centre et organisateur de la conférence sur la lutte contre les partisans à Moguilev. Ce profil reconstruit sa place dans Biélorussie, Moguilev et zone arrière du groupe d’armées Centre à partir de fonctions, décisions, activités de supervision ou actes opérationnels documentés. Il n’attribue pas à une seule personne tous les crimes commis par une institution ou dans une région.

WehrmachtCrimes commis sous couvert de lutte antipartisaneShoahFormation

Éléments établis

  • De 1941 à sa mort en 1943, il commanda la zone arrière du groupe d’armées Centre, qui englobait une partie considérable de la Biélorussie occupée.
  • Le 24 septembre 1941, il convoqua à Moguilev une conférence réunissant des commandants de la Wehrmacht et des représentants de la SS, de la police et du SD afin d’échanger leurs expériences sur la prétendue « lutte contre les partisans ».
  • Lors d’une démonstration sur le terrain, les participants à la conférence assistèrent à une fouille au cours de laquelle une compagnie de gendarmerie, appuyée par un détachement du SD de 16 hommes, assassina 13 hommes juifs et 19 femmes juives.
  • Le rapport de la conférence fut diffusé dans toute la zone jusqu’à l’échelon de la compagnie ; Schenckendorff y appelait à une action impitoyable et sans merci contre les partisans et les suspects.

Place dans la chaîne de responsabilité

La conférence de Moguilev montre comment le commandement de la zone arrière transforma l’assimilation raciste des Juifs aux partisans en un entraînement conjoint de la Wehrmacht, de la SS et du SD, une démonstration sur le terrain et des documents diffusés aux échelons inférieurs. Le profil ne transforme pas cette transmission documentée d’une doctrine en imputation automatique à Schenckendorff de chaque exécution ultérieure.

Événements et mécanismes clés

  • prise du commandement de la zone arrière du groupe d’armées Centre en 1941
  • convocation de la conférence de Moguilev, 24–26 septembre 1941
  • diffusion du rapport de la conférence jusqu’à l’échelon de la compagnie
  • mort en 1943 avant qu’il puisse être appelé à répondre de ses actes après la guerre
Aucun classement par nombre de victimes

Le cercle décrit le niveau d’autorité, la fonction et la capacité d’action. Plusieurs profils peuvent documenter des maillons différents d’une même chaîne de persécution ; leurs chiffres ne doivent donc pas être additionnés.

Jugement et responsabilité après 1945

Il ne fut jamais jugé. Il mourut en 1943, avant la fin de la guerre et la création des tribunaux d’après-guerre.

Limites des preuves

Les sources permettent de lui attribuer avec précision la convocation de la conférence, le ton de celle-ci, la diffusion de son rapport et l’autorité exercée sur la zone. Elles ne prouvent pas qu’il ait personnellement tiré lors de la démonstration et ne justifient pas davantage de lui attribuer un nombre global correspondant à toutes les victimes des unités de la zone arrière. Le champ relatif à la cause du décès reste vide, car les sources institutionnelles utilisées dans le dossier confirment l’année, mais ne font pas état de manière concordante d’une cause médicale.

Sources

Le corpus réunit des sources institutionnelles, archivistiques, judiciaires ou scientifiques provenant d’au moins deux éditeurs indépendants.