4 études / 54 · Górka Klasztorna près de Łobżenica, Krajna
Górka Klasztorna : torture et violence dans le camp du Selbstschutz
octobre–novembre 1939 ; meurtre le 24 novembre · Torture, mutilations et mise à mort de personnes sans défense
Les Allemands transformèrent le monastère de Górka Klasztorna en lieu d’emprisonnement et de violence contre les Polonais et les Juifs polonais. Des membres du clergé furent battus et des femmes violées. La description du meurtre particulièrement cruel d’Anna Jaworska subsiste dans un témoignage ultérieur. L’article distingue la violence dans le camp lui-même des exécutions ultérieures de ses prisonniers à Paterek. [1] [2] [3]
Texte rédactionnel fondé sur les sources énumérées ci-dessous. Vérification des sources : 5 septembre 2026.
- Victimes et bilan
- Des membres du clergé polonais et d’autres prisonniers, dont Anna Jaworska ; le musée cite aussi, pour le 24 novembre, au moins 36 citoyens polonais d’origine juive. Le nombre de toutes les personnes torturées n’est pas établi.
- Auteurs
- Membres du Selbstschutz de Łobżenica ; commandant Harry Schulz. Le récit de Jan Topor attribue l’ordre de tuer Jaworska à un groupe d’auteurs allemands, dont Schulz.
- Méthodes documentées
- coups et sévices contre des membres du clergé emprisonnés · viols de prisonnières décrits dans le catalogue de l’IPN · mise à mort d’Anna Jaworska par déchirement du corps — selon la déclaration de Jan Topor de 1962
Le monastère comme lieu de violence
Selon une étude du Musée de la Seconde Guerre mondiale, le Selbstschutz local occupa le monastère le 23 octobre 1939 et y installa un camp de détention. Harry Schulz en devint le commandant. Les Allemands battaient et maltraitaient les religieux ; ils détruisirent également le mobilier sacré et brûlèrent des livres. La violence commença donc avant que certains prisonniers soient emmenés pour être exécutés. [1]
Le catalogue de l’exposition de l’IPN décrit le viol de femmes emprisonnées. Il indique qu’en 1940 un tribunal allemand condamna Schulz pour des viols qualifiés de « souillure raciale », puis qu’après la guerre un tribunal polonais prononça contre lui la peine de mort. Ces informations ne constituent toutefois pas une liste nominative des femmes victimes. [2]
Anna Jaworska dans la déclaration de Jan Topor
Tomasz Ceran cite la déclaration de Jan Topor, faite le 5 octobre 1962. Le témoin affirma avoir vu, le 24 novembre 1939, Anna Jaworska tuée par déchirement du corps au moyen de cordes. Selon lui, des auteurs allemands contraignirent des prisonniers juifs à accomplir cet acte en leur promettant la libération, puis les fusillèrent eux aussi. Ces personnes étaient sous la contrainte des auteurs, non une unité d’exécution volontaire. [3]
Il s’agit d’un témoignage oculaire précis, mais recueilli 23 ans après l’événement. L’essai indique un procès-verbal aux Archives de l’Institut de l’Ouest. Nous ne présentons pas cette description comme le résultat d’une lecture autonome des dossiers originaux ni comme un fait confirmé par plusieurs témoins indépendants. [3]
Górka Klasztorna n’est pas Paterek
Le musée distingue le meurtre du 24 novembre sur le terrain du monastère du transfert de 30 prêtres et frères religieux, fusillés à Paterek dans la nuit du 11 au 12 novembre. Nous ne comptons pas les victimes de Paterek parmi les personnes tuées sur place à Górka Klasztorna. Nous ne donnons pas non plus un bilan global unique de toutes les tortures et de tous les meurtres du camp. [1]
Limites des constatations
La méthode détaillée du meurtre de Jaworska est le récit de Jan Topor de 1962, cité par un historien, et non le résultat de notre recherche dans le protocole original. La publication du musée et l’essai utilisent le même récit ; ce ne sont pas deux témoignages indépendants. Nous ne le généralisons pas à tous les prisonniers et n’ajoutons pas les victimes de Paterek au bilan local. [1] [2] [3]
Sources et notes
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Tomasz Ceran. Górka Klasztorna – Zbrodnia pomorska 1939. Muzeum II Wojny Światowej w Gdańsku, Polska Hekatomba.
Utilisation de cette source: Zajęcie klasztoru, Schulz, bicie duchownych, lokalne ofiary 24 listopada i odrębny los duchownych w Paterku.
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Izabela Mazanowska, Tomasz Sylwiusz Ceran. Zapomniani kaci Hitlera. „Samoobrona” Niemiecka na Pomorzu Gdańskim (Selbstschutz Westpreussen) w 1939 r. Katalog wystawy. IPN, Bydgoszcz 2015.
Utilisation de cette source: Gwałty na uwięzionych kobietach oraz niemieckie i polskie postępowania przeciw Schulzowi.
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Tomasz Ceran; przytoczone zeznanie Jana Topora. Zbrodnia pomorska 1939. Esej dla nauczycieli. IPN, Bydgoszcz–Gdańsk–Warszawa 2019.
Utilisation de cette source: Źródło, data i treść zeznania o śmierci Jaworskiej; niemiecki rozkaz i przymus wobec więźniów.
Comment nous évaluons les sources
Le corpus repose principalement sur des publications scientifiques polonaises, des conclusions d’enquêtes, des archives, des musées et des témoignages documentés. Nous évaluons la fiabilité selon la provenance du document, la méthode de recherche et la possibilité de vérifier le constat. Les déclarations d’auteurs et les récits familiaux à leur sujet exigent une confrontation particulièrement critique avec d’autres matériaux. Deux pages d’une même institution peuvent répéter un même constat ; elles ne sont pas automatiquement traitées comme des confirmations indépendantes.
Méthodologie complète